L’Atelier Belvédère, l’upcycling de mobilier des années 50 au cœur de Bruxelles

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L’Atelier Belvédère vend des meubles restaurés et chinés avec passion, dans une boutique atypique du centre de Bruxelles (Rue du Belvédère à deux pas de la place Flagey à Ixelles, pour les amateur.ices). Une super adresse pour les amoureux du design des années 1950 et 1970 – une petite merveille pour celles et ceux qui souhaitent meubler sans acheter neuf (vous y trouverez également quelques pièces Art Déco). J’ai rencontré Sophie pour une interview peu après le confinement afin de discuter de sa passion pour son métier, son parcours et la naissance du projet.


Retrouvez mes précédents interviews avec des créateur.ices : ici.


Studio Cagibi : Bonjour Sophie, peux-tu me raconter le parcours qui t’a mené à la restauration de meubles ?

Sophie : J’ai fait des études de graphisme et j’ai bossé 5 ans dans ce milieu. J’ai travaillé dans une grosse boîte où je faisais des choses qui manquaient de créativité. J’ai eu besoin d’un changement de vie. Tout s’est fait par phases : on a ouvert une maison d’hôtes avec mon compagnon et parallèlement je suivais ma formation de restauration de meubles. J’ai toujours chiné, bricolé. J’avais un petit atelier à la maison. J’ai meublé et restauré toute la maison d’hôte moi-même.


J’avais envie de restaurer du mobilier d’une certaine époque et de garder un certain contact sans m’enfermer dans un atelier.


S.C. : Comment l’idée de l’Atelier Belvédère t’est-elle venue ?

S. : L’idée d’en faire une boutique c’est le fruit d’une réflexion qui a évolué. A la base, je voulais vraiment restaurer pour des clients particuliers, mais c’est pas évident de percer là dedans et d’avoir assez de clientèle. J’avais envie de restaurer du mobilier d’une certaine époque et de garder un certain contact sans m’enfermer dans un atelier. C’est comme ça que m’est venue l’idée d’ouvrir une boutique où je pouvais proposer ce que je choisissais de restaurer.

Ensuite, j’ai trouvé cet endroit sur internet. Je cherchais un lieu avec mon ancienne collaboratrice, et habitant tout près, j’ai sauté sur l’occasion. Je pense qu’on était 10 personnes intéressées et nous étions les premières dessus. Aujourd’hui, comme ce n’est pas loin, je travaille de chez moi pour toute la partie communication et administration. Ma formation de graphiste m’a beaucoup aidée à pouvoir gérer l’aspect visuel et communication de mon activité. 

S.C. : Comment se déroule la restauration d’un meuble jusqu’à sa mise en vente ?

S. : D’abord, je chine dans différents endroits (brocantes ou contacts que j’ai développés au fil des années). Ensuite, tout ce qui est restauration de bois, plastique, métal – le mobilier même – je m’en occupe moi-même. Un collègue s’occupe du garnissage. Par exemple, ces fauteuils bleus ont été refaits à la main avec des tissus de très bonnes qualités. Ces deux fauteuils sont arrivés tout amochés et on a refait le coussin, les sangles. Les pieds ont également reçu un petit coup de nettoyage.


Le fait de ne pas devoir couper d’arbres pour refaire un meuble, de tout réutiliser, c’est quelque chose qui m’a toujours tenu à cœur.


S.C. : Tu as donc la possibilité de travailler avec plusieurs collaborateur.ices ? 

S. : Oui, mais je travaille surtout avec un garnisseur. Parfois je dois faire appel à un électricien, un tourneur ou une couturière. Beaucoup de choses sont faites ici sur place. Une stagiaire travaille aussi avec moi.

S.C. : Quels sont les engagements derrière le projet de l’Atelier Belvédère ?

S. : Le fait d’utiliser les ressources à notre disposition, de ne pas couper d’arbres, de faire tourner et revivre d’anciens meubles me tient vraiment à cœur.

S.C. : Où chines-tu ? As-tu des exemples ? 

S. : Mes années d’expérience font que j’ai trouvé les bons contacts. J’aime également aller aux brocantes annuelles, au marché du Jeu de Balle. Parfois, je vais à Liège ou Namur et même en Allemagne. En revanche, je n’aime pas trop chiner sur internet – quand je rentre le soir, je dois déjà répondre à mes mails. Comme j’ai des enfants, j’essaie de limiter mon utilisation de l’ordinateur en rentrant chez moi. Ca prend beaucoup de temps de chiner sur internet : aujourd’hui le marché de l’occasion est vraiment saturé. Tout le monde recherche la bonne occasion et le prix s’en fait ressentir. C’est bien qu’il y ait un engouement pour la récup’, mais certains abusent parce que c’est dans l’air du temps. 


Parfois, il y a aussi des meubles qui n’ont vraiment l’air de rien et j’ai tout de suite une idée de ce que je peux en faire.


S.C. : Quels sont tes critères pour choisir une pièce lorsque tu chines ?

S. : De façon naturelle, je me dirige plutôt vers du mobilier des années 1950-1970. Je sais aussi ce qui plaît, ce qui marche, ce que les gens recherchent. Par exemple, des meubles à chaussures, des bureaux, des meubles télévision. Parfois, il y a aussi des meubles qui n’ont vraiment l’air de rien et j’ai tout de suite une idée de ce que je peux en faire.

S.C. : Est-ce que ça t’arrive de remettre à jour le mobilier que les gens pourraient t’apporter? 

S. : Oui. Au départ, je n’acceptais pas la restauration des clients parce que j’étais débordée. Depuis que ma stagiaire m’aide, on accepte de plus en plus les restaurations ou la customisation. J’ai beaucoup de demandes.

S.C. : As-tu d’autres points de vente que dans ta boutique actuelle?

S. : Certains sites, comme Selency, Catawiki, Design Addict, m’ont contacté pour que je mette mes meubles en vente chez eux. Mais c’est beaucoup trop d’administratif – rédiger les descriptions, mettre à jour les ventes, s’assurer que le produit est toujours disponible – et comme je le disais plus haut j’essaye d’éviter le temps passé sur l’ordinateur. Pour le moment, mon seul point de vente c’est l’Atelier : c’est-à-dire la boutique (Rue du Belvédère, 14 – 1050 Ixelles), le site internet, Instagram et Facebook.

S.C. : Comment vois-tu le futur de l’Atelier Belvédère ? 

S. : Mon rythme de travail actuel me plaît, ma stagiaire est super. Je n’ai pas dans l’idée de m’agrandir mais plutôt d’être capable de répondre à la demande, qui parfois est fort saturée – et il faut pouvoir s’adapter à cette demande. Peut-être que si j’en ai les moyens dans le futur, j’engagerai des gens pour m’accompagner.

Les recommandations de Sophie

Kim Verbeke CeramicsArtisan potière réalisant des objets du quotidien en grès et porcelaine

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Atelier J&Jmeubles sur-mesure réalisés à Bruxelles


Les références


Vous êtes également un.e créateur.ice de mobilier ou d’objets de décoration et vous faites de l’environnement une de vos principales préoccupations ? J’accepte les propositions de partenariat et/ou d’interview! N’hésitez pas à m’écrire à info@studiocagibi.com en motivant votre projet et nous pourrons en discuter.


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